Démarche artistique

Art en lieux publiques

Mon travail prend sa source dans le ruban d’images, dans la séquence réelle de la prise de vue. Il utilise la photographie afin de déconstruire puis de recomposer de manière séquentielle des éléments de la nature, du quotidien. Ce processus vise à modifier la perception d’un réel familier, ou ordinaire.

Ce travail veut transgresser la perception conventionnelle du temps et de l’espace. Il vise à élargir les horizons en installant à l’intérieur de bâtiments des grands ciels, des murs d’herbe, en emmenant le public à traverser des rideaux de feu, d’eau, ou de fragments de véhicules. En proposant une œuvre qui peut être non seulement touchée, mais aussi parfois pénétrée, je remets en question la convention qui sépare l’œuvre du spectateur, l’art devient perméable au corps du spectateur.

Ce travail est sérieux, certes, mais il veut être aussi à la fois ludique et poétique.

J’ai l’habitude de travailler avec des contraintes formelles : pour les commandes de la Kunsthaus Graz, de Thierry Mugler et d’American Express, j’ai sélectionné et interprété des éléments visuels qui évoquaient chaque thème particulier, pour révéler ensuite leur côté abstrait, leur rythme, leur tranchant.

La technologie numérique me permet d’imprimer ou de maroufler mon travail directement sur une variété de supports : tissus, vinyle, verre, métal, céramique, PVC.

 

Art à Porter

Pouvoir imprimer mon travail directement sur ​​du tissu offre de nouvelles possibilités de création.

Pendant les trois dernières années, j’ai testé l’impression sur divers tissus pour créer des oeuvres "à porter", en utilisant des visuels issus de mes compositions originales.

Bien que je continue à expérimenter, mon "produit dérivé" préféré à ce jour est le foulard de soie : ou plutôt une étole de 60 cm x 150 cm ou la composition est imprimée directement sur crêpe de soie. Les encres pénétrent ce tissu noble et résistant, rendant l’étole facile à l’entretien et durable dans le temps.

Les étoles sont signées et datées, et sont imprimées en éditions limitées de 150 exemplaires pour chaque composition.

 

Cinégrams de la Nature, l’Art Photographique de Simo Neri

La connaissance des mouvements de la nature – les migrations subtiles de pierres, arbres, feuilles, herbes, nuages, eau, feu, fissures dans le sol - nous parvient à travers la réception de fragments. Nous ressentons, touchons, sentons, écoutons, et surtout voyons notre environnement petit à petit. Avec son dérouler successif de bobines, Simo Neri a capturé ces impressions multiples de la nature en mariant l’immobilité des gros plans photographiques avec des enchaînements cinématographiques, représentant avec efficacité la mutabilité de la nature en « cinégrams ». Ses cinégrams se déploient comme des immenses mosaïques qui peuvent être lu à la verticale ou à l’horizontale, mais qui ne permettent pas à la vision de rester fixée sur un seul photogramme. Nous pouvons pénétrer à travers les bandes de photos, engloutis par les fragments, rendus à jamais conscient des battements, des écoulements, des grincements, des tremblotements qui accompagnent tous nos mouvements.

Richard Ingersoll, juin 2000

La Somme des Parties

« Les mosaïques de Simo Neri sont décidemment abstraites - elles obligent l’imagination à reconstruire l’idée de l’ensemble à partir d’archétypes liés à l’expérience personnelle. »

extrait de « Some of the Parts » par Richard Ingersoll, avril 2005

La somme des Parties (71.1 ko)

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